Penser ses statuts dans une perspective féministe : retour sur le Café installation du 28 septembre

Lundi 28 septembre, de 19h à 21h à Mundo M (Montreuil), Abiosol proposait un Café installation consacré aux statuts — sociaux, juridiques et matrimoniaux — dans une perspective féministe. Un rendez-vous construit autour d’une conviction : si l’expression « statut peu protecteur » existe, c’est qu’elle renvoie à une réalité bien concrète, celle de femmes travaillant sur des fermes sans bénéficier des mêmes protections que leur conjoint — une réalité qui les percute souvent trop tard, au moment d’une séparation qui n’avait pas été anticipée.

Un témoignage pour marquer les esprits

La soirée s’est appuyée sur le récit d’Inès, ancienne paysanne, raconté dans le podcast Manuel Déterre (produit par Blast en partenariat avec Terre de Liens). Son histoire a permis d’illustrer les mécanismes concrets par lesquels le travail des femmes sur les fermes reste juridiquement et économiquement invisible : bien propre du conjoint, conjointe collaboratrice sans droits, charges du foyer payées par le salaire extérieur…

À partir de ce témoignage et d’échanges collectifs, la soirée a exploré les questions à se poser avant de s’installer : choix du statut social et juridique, régime matrimonial, rémunération, répartition du pouvoir, protection sociale… Autant de décisions souvent perçues comme techniques ou intimes, alors qu’elles relèvent d’enjeux systémiques — et qu’elles façonnent durablement le fonctionnement de la ferme.

Les échanges de la soirée sont consignés dans une synthèse, à retrouver ici.